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Rupture conventionnelle : combien allez-vous vraiment toucher ?

Indemnité légale, marge de négociation, fiscalité et droits au chômage — calculez tout en 2 minutes. Basé sur les barèmes 2026.

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Salaire de référence : 0 €/mois
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Minimum légal 0 €
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Chômage estimé
0 €/mois
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Délai de carence
0 jours
Avant le 1er versement
Exonération fiscale
Oui
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Comment calculer votre indemnité de rupture conventionnelle en 2026

La rupture conventionnelle est le mode de séparation amiable le plus courant en France, avec plus de 500 000 conventions homologuées chaque année. Contrairement au licenciement ou à la démission, elle ouvre droit à l'allocation chômage tout en permettant une séparation négociée. Mais la plupart des salariés ignorent comment le calcul fonctionne — et surtout combien ils pourraient obtenir au-delà du minimum légal.

Le calcul de l'indemnité légale de rupture conventionnelle

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Son calcul repose sur deux éléments : le salaire de référence et l'ancienneté. Le salaire de référence correspond au montant le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois de rémunération brute et celle des 3 derniers mois (dans ce cas, les primes annuelles sont proratisées). L'indemnité est ensuite de un quart de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis d'un tiers de mois par année au-delà de 10 ans. Les années incomplètes sont prises en compte au prorata des mois travaillés.

Peut-on négocier au-delà du minimum légal ?

Oui, et c'est même la norme. Le montant légal est un plancher, pas un plafond. D'après les données disponibles, la majorité des salariés qui connaissent leurs droits obtiennent entre 1,5 et 3 fois le minimum légal. Les facteurs qui jouent en votre faveur sont la difficulté à vous remplacer, votre ancienneté, la situation financière de l'entreprise, et un éventuel contexte conflictuel que l'employeur souhaite résoudre discrètement. Préparer un argumentaire solide avec des données chiffrées est la clé d'une négociation réussie.

Fiscalité de l'indemnité de rupture conventionnelle

L'indemnité de rupture conventionnelle bénéficie d'un régime fiscal avantageux. La part correspondant au montant légal ou conventionnel est intégralement exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales. La part supra-légale est également exonérée dans la limite du plus élevé entre deux fois la rémunération annuelle brute et 50% du montant total de l'indemnité, avec un plafond de 6 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (soit environ 278 208 € en 2026). Au-delà, l'excédent est soumis à l'impôt et aux cotisations.

Droits au chômage après une rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE) versée par France Travail. L'ARE représente environ 57% du salaire journalier de référence. Un délai de carence s'applique avant le premier versement, comprenant 7 jours fixes, un différé spécifique lié à l'indemnité supra-légale, et éventuellement un différé pour congés payés non pris. La durée d'indemnisation dépend de l'âge et de la durée d'affiliation, pouvant aller de 18 à 27 mois.

Questions fréquentes sur la rupture conventionnelle

L'indemnité légale est de 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà. Le salaire de référence retenu est le plus avantageux entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois (avec primes annuelles proratisées au trimestre). Les années incomplètes sont comptées au prorata.

Avec 5 ans d'ancienneté et un salaire brut de 3 000 €/mois, l'indemnité légale minimum est de 3 750 €. En pratique, une négociation bien préparée peut amener ce montant entre 5 600 € et 11 250 €, selon votre profil et le contexte de l'entreprise. Utilisez notre simulateur ci-dessus pour calculer votre montant exact.

Oui, c'est l'un des principaux avantages de la rupture conventionnelle par rapport à la démission. Vous bénéficiez de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) versée par France Travail. L'ARE correspond à environ 57% de votre salaire journalier de référence. Un délai de carence de 7 jours minimum s'applique, auquel s'ajoute un différé spécifique si vous avez négocié au-dessus du minimum légal.

L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du montant légal ou conventionnel. La part supra-légale est également exonérée sous certains plafonds : le plus élevé entre 2 fois le salaire annuel brut ou 50% de l'indemnité totale, dans la limite de 6 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. En pratique, pour la grande majorité des salariés, l'intégralité de l'indemnité est exonérée.

Absolument. Le montant légal est un minimum, pas un plafond. Les leviers de négociation incluent : votre ancienneté et votre rôle clé dans l'entreprise, la difficulté à vous remplacer, un éventuel contexte de harcèlement ou de souffrance au travail, la taille et la santé financière de l'entreprise, et votre connaissance de vos droits. Un salarié informé et préparé obtient systématiquement plus que le minimum légal.

Le délai comprend 3 composantes : 7 jours de carence fixes, un différé spécifique lié à l'indemnité supra-légale (calculé en divisant l'excédent par 102,4 € et plafonné à 150 jours), et un éventuel différé pour congés payés non pris. En pratique, si vous n'avez négocié que le minimum légal, comptez environ 2 semaines. Si vous avez obtenu une indemnité supérieure, comptez 1 à 5 mois.

La rupture conventionnelle est un accord mutuel entre employeur et salarié — personne n'impose rien. Le licenciement est une décision unilatérale de l'employeur. Les deux ouvrent droit au chômage, mais la rupture conventionnelle a l'avantage de la simplicité (pas besoin de motif), de la rapidité (environ 1 mois de procédure) et de la possibilité de négocier le montant. En revanche, l'indemnité de licenciement peut être plus élevée si le licenciement est contesté aux prud'hommes.

Oui, mais avec prudence. La rupture conventionnelle est en principe possible pendant un arrêt maladie, sauf si elle résulte d'un contexte de harcèlement ou de pression visant à obtenir le départ du salarié. Le consentement doit être libre et éclairé. En cas de maladie professionnelle ou d'accident du travail, la rupture conventionnelle est en revanche fortement encadrée et souvent déconseillée car vous perdez les protections spécifiques liées à ces situations.